EDDY MERCKX

EDDY MERCKX
Eddy Merckx
















Né le 17 juin 1945 à Meensel-Kiezegem, Eddy Merckx est considéré comme le plus grand sportif belge de tous les temps et fait également figure de légende à l'étranger. Nommé trois fois sportif mondial de l'année (1969, 1971 et 1974), il affiche un palmarès encore inégalé avec 525 victoires en compétition, qui lui ont valu son surnom de “cannibale”. Coureur complet, il gagne aussi aisément au sprint qu'en montagne, contre la montre ou sur piste. Eddy Merckx a aujourd'hui monté sa propre entreprise de vélos professionnels et collabore, en tant que consultant, à de nombreuses retransmissions télévisées des plus grandes courses cyclistes.

Eddy Merckx débute sa carrière de coureur en 1961, chez les amateurs, pour l'achever en 1978. Il décroche son premier titre important en remportant à 19 ans le championnat du monde amateur en 1964. Deux ans plus tard, passé professionnel, il gagne Milan – San Remo. Il inscrira encore six fois son nom au palmarès de la plus prestigieuse des classiques italiennes. Eddy Merckx est un coureur complet. Lors de nombreuses classiques comme Liège – Bastogne – Liège (cinq victoires), Paris – Roubaix (trois victoires) ou le Tour des Flandres (deux victoires), il démontre ses aptitudes à rouler seul et à tenir la distance face à ses poursuivants ou à battre au sprint un peloton groupé. Ce sont ces mêmes qualités qui lui vaudront d'être trois fois champion du monde (1967, 1971 et 1974).

Lors des tours, où la montagne et les contre la montre font souvent office d'arbitres pour la victoire finale, il se révèle être un excellent grimpeur et un spécialiste de l'effort solitaire. Partisan de l'attaque à tout va, Eddy Merckx ravit également les foules par les risques qu'il prend en toutes occasions. Autant que ses qualités intrinsèques, c'est son panache qui lui vaut sa légende. À la fin de sa carrière, il compte cinq victoires au Tour de France (1969, 1970, 1971, 1972 et 1974) et au Tour d'Italie (1968, 1970, 1972, 1973 et 1974), ainsi qu'une victoire au Tour d'Espagne (1973). En 1972, il s'attaque au record de l'heure, épreuve particulière qui se déroule sur piste. Avec 49,431 km parcourus, le record d'Eddy Merckx attendra dix ans et une nouvelle génération de vélos aérodynamiques avant d'être effacé des tablettes.

Le 18 mai 1978, Eddy Merckx crée la surprise et déclare mettre un terme à sa carrière, estimant n'être plus en mesure, à 32 ans, de tenir le rythme de la haute compétition. Mais, il est loin d'avoir quitté le monde de la petite reine. Eddy Merckx s'est reconverti dans la fabrication et la commercialisation de cadres de vélo. Son fils, Axel, est aujourd'hui une des valeurs sûres du cyclisme belge et a déjà remporté un championnat de Belgique. Consultant auprès de la chaîne publique belge de télévision, Eddy Merckx revient régulièrement sur le théâtre de ses exploits pour commenter les courses cyclistes les plus importantes de l'année.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 08 mai 2006 11:55

LE PORT D'ANVERS

LE PORT D'ANVERS
Un grand port mondial et européen

Situé dans le delta ouest européen de l'Escaut, de la Meuse et du Rhin, le port d'Anvers occupe une position de leader dans les secteurs mondiaux et européens du transport et de la logistique.

C'est le quatrième port mondial pour le trafic international de marchandises
Il est classé 10ème au monde pour le trafic de conteneurs
Des départs réguliers ont lieu toutes les semaines vers plus de 325 ports du monde
C'est le deuxième centre chimique du monde en importance, après Houston, EU
Il possède la plus grande capacité d'entreposage (480 ha)



Une importante installation de fret


Le Port d'Anvers est le quatrième du monde en taille, basé sur un trafic international de marchandises et un tonnage métrique en 2000 de 130.530.626. En 2002, le port a traité 15.559 navires d'une moyenne de 14.006 GRT. Anvers offre quelque 300 services de ligne, effectuant 14.000 traversées vers plus de 800 destinations par an - il y a des transports réguliers hebdomadaires vers 325 ports et par jour vers 50 destinations.

La répartition modale du fret entrant est la suivante : voies navigables intérieures 32%, route 31%, oléoduc 21%, rail 12% et transbordement 4%. Pour y faire face, le port d'Anvers possède un réseau de transport interne d'environ 270 km de routes, 1000 km de voies ferroviaires et 300 km d'oléoducs. Il est directement relié à différentes autoroutes européennes importantes et est directement connecté aux principaux systèmes fluviaux du nord de l'Europe. En outre, le port d'Anvers est situé à environ 45 minutes des installations de traitement de marchandises de l'Aéroport International de Bruxelles

Stockage & entreposage spécialisé



Il y a plus de 480 ha d'espace d'entreposage couvert, la surface la plus importante par rapport à n'importe quel port d'Europe. Les entrepôts varient d'installations à objectif multiple à des installations spécialisées, comprenant plus de 137 ha de magasins réfrigérés. En outre, les opérateurs du port ont développé des terminaux pour voitures, des céréales, du kaolin , du charbon et du minerai, du café, des conteneurs, des engrais, des produits forestiers, des marchandises dangereuses, des produits de fer et d'acier, des denrées périssables, du plastique, Ro-Ro, du sucre et l'entreposage en citerne. Une gamme complète de services de manutention et de logistique pour le trafic entrant et sortant est disponible.

Le plus grand centre chimique d'Europe

Un grand nombre de sociétés chimiques multinationales sont centralisées au Port d'Anvers, ce qui en fait le deuxième centre pétrochimique en taille du monde après Houston aux EU, et le plus grand regroupement d'Europe. Parmi ces sociétés, citons par exemple BASF, Bayer, Monsanto, Degussa, Solvay, Kuraray et Nippon Shokubai. Des sociétés telles qu'INEOS, Bayer et Monsanto offrent la possibilité de partage du site avec accès immédiat aux charges d'alimentation, au transport et autres installations. Parmi les industries situées au Port d'Anvers, il y a une usine Opel (General Motors) qui produit plus de 300.000 voitures par an.


E-logistique


Le Port d'Anvers a développé deux systèmes d'échange de données informatisé pour assurer l'efficacité maritime et de la manutention des marchandises. Le système APICS est utilisé pour contrôler le trafic d'expédition dans le port et ses zones maritimes. SEAGHA est un fournisseur de service de commerce électronique pour le transport. Il a été conçu pour remplacer le circuit de production traditionnel basé sur les documents papier afin d'améliorer l'efficacité du transport. SEAGHA offre des interconnexions avec les réseaux et les systèmes communautaires de marchandises dans le monde et des passerelles vers les systèmes douaniers et portuaires parmi d'autres services.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 10 mai 2006 14:03

RAYMOND GOETHALS

RAYMOND  GOETHALS
Un monument du sport



Né à Bruxelles le 7 octobre 1921, Raymond Goethals reste à ce jour le plus grand et le plus singulier des entraîneurs belges. Son sens du jeu, qu'il communique volontiers avec son accent de “ketje” de Bruxelles, lui a valu les surnoms de “Raymond-la-Science” ou de “Sorcier”. Plusieurs fois champion de Belgique, vainqueur d'une coupe des coupes, c'est cependant avec un club étranger qu'il obtient son plus beau titre de gloire: en 1993, il offre à la France sa première coupe d'Europe, en menant l'Olympique de Marseille à la victoire finale.



Sa carrière de joueur commence au club bruxellois du Daring, où il officie comme gardien de but de 1933 à 1949, puis au Racing de Bruxelles jusqu'en 1952. Après avoir entraîné Waremme et Saint-Trond, il est désigné sélectionneur de l'équipe nationale belge. Il occupera ce poste de 1968 à 1976. Avec les Diables rouges, ses deux plus grands titres de gloire sont une troisième place au championnat d'Europe de 1972 et, selon ses dires, le fait de n'avoir jamais encaissé le moindre but contre l'équipe des Pays-Bas, réputée être la meilleure du monde à l'époque.




Passé à la tête du Sporting d'Anderlecht, il atteint la finale de la coupe des coupes en 1977 et la gagne en 1978. Après un court passage en France et au Brésil, il rejoint le Standard de Liège, avec qui il remporte deux titres de champion de Belgique (1982 et 1983) et atteint une nouvelle fois la finale de la coupe des coupes. En 1987, il revient au Sporting d'Anderlecht avec qui il gagne encore un titre de champion de Belgique et deux coupes de Belgique.



Raymond Goethals approche alors de ses 70 ans mais il n'a pas encore décroché son plus beau titre de gloire. En 1990, il débarque à l'Olympique de Marseille de Bernard Tapie, qui a la ferme intention de remporter une coupe d'Europe, ce qui constituerait une première pour le football français. Le premier essai (1991) est manqué de peu, Marseille s'incline en finale de la coupe des clubs champions, aux penalties, contre l'Étoile rouge de Belgrade. Deux ans plus tard, en finale de la première édition de la ligue des champions, l'OM bat le Milan AC un à zéro. Raymond Goethals, qui bénéficie alors dans l'hexagone d'une aura de messie, quitte le club marseillais la même année. Il entraînera encore le Sporting d'Anderlecht pendant un an avant de finir en beauté, avec un nouveau titre de champion de Belgique.



Interview 24/03/2003

1- Comment vous est venue cette passion pour le métier d'entraîneur ?

La passion... vous savez , je dois être un des plus anciens pour la bonne raison que le dernier match que j'ai fait, c'était avec Marseille, quand on a eu le titre de Champion d'Europe. J'avais à ce moment là soixante-douze ans. Au cours de ma carrière, j'ai quand même joué sept finales de Coupe d'Europe. Avec Anderlecht, avec le Standard et avec Marseille. Cette passion comme entraîneur, quand on a autant de succès, on retient quelque chose. J'ai arrêté parce que j'estimais qu'il y avait un temps pour partir et c'est alors que j'ai dit à Bernard Tapie, même quelques mois avant : « On a été trois fois Champion de France, notre deuxième finale de Coupe d'Europe, gagnée ou perdue, je m'en vais » Et je suis parti après toutes les festivités.


2- Quelles sont les compétences dont il faut faire preuve pour exercer ce poste?

Il faut de tout. C'est un métier très difficile et qui devient de plus en plus difficile. Parce que les gens ne savent plus perdre maintenant. Il y a tellement d'intérêts qui sont en jeu. J'ai 37 ans de carrière d'entraîneur, c'est déjà pas mal. J'ai joué jusqu'à 35 ans et je suis entré dans la carrière. Maintenant, je suis à l'école des entraîneurs. Je suis dans le jury et je donne aussi des cours pour la licence professionnelle.


3- Quelles sont les difficultés que vous avez pu rencontrer dans l'exercice de votre métier ?

Disons que moi, je n'en ai pas eu ! J'ai toujours terminé tous mes contrats. Je crois que je dois être le seul. J'ai, par exemple , commencé ma carrière en Belgique bien entendu. J'ai été sept ans à Saint-Trond. Et après dix ans en équipe nationale, avec toujours des qualifications pour le championnat du monde, pour le championnat d'Europe. J'ai joué aussi contre la France ! A ce moment là, on était plus fort, on les battait ! Après, j'étais à Anderlecht trois ans, j'y suis retourné encore deux ans plus tard. J'ai été deux fois à Bordeaux. J'ai été au Brésil, FC Sao Paulo...


4- Et vous vous souvenez de votre premier match en tant qu'entraîneur ?

Ah oui oui, oh oui... C'était donc à Saint-Trond, un club qui jouait pour se maintenir en première division. Et je me suis maintenu facilement parce qu'on a terminé au milieu du classement. J'y suis resté sept ans et on a terminé vice-champion, derrière l'intouchable, à l'époque, Anderlecht. Qui a été cinq fois champion consécutivement. Maintenant, je ne vois plus très bien un entraîneur rester sept ans quelque part. Et en équipe nationale, je suis resté dix ans.


5- Est-ce que votre expérience de joueur vous a beaucoup apporté pour devenir entraîneur ?

Mais oui, bien entendu. Attention, l'expérience du joueur, on ne doit quand même pas l'oublier. Je vois difficilement quelqu'un'un devenir entraîneur sans avoir joué au football. C'est impossible. Cela m'a aidé mais dans une partie. Faut pas perdre de vue qu'il y a d'autres paramètres que vous n'aviez pas, vous êtes de l'autre côté de la barrière. C'est à vous de diriger, à sélectionner, à discuter, à faire l'occupation du terrain, la tactique. C'est un tout autre rôle que joueur. C'est pour cela que plus souvent, de grands joueurs ; attention, ils ne réussissent pas tous, c'est reconnu ça... Non, c'est un autre job. Comme joueur, vous écoutez l'entraîneur, vous faites votre travail sur le terrain, c'est fini. Mais comme entraîneur, vous avez d'autres préoccupations.


6- Quand vous entraîniez un club belge ou l'équipe nationale de Belgique ou un club en France, vous appliquiez les mêmes méthodes d'entraînement ?

Entraîneur d'une équipe nationale n'a rien à voir avec l'entraîneur d'un club. Parce qu'un club, vous avez les joueurs tous les jours. Vous avez les joueurs sous contrôle. L'équipe nationale, vous avez six à huit matchs par an. Entraîneur de club, du moment que vous êtes dans les grosses écuries, vous jouez cinquante matchs. C'est tout à fait autre chose. Dans les clubs, vous avez à vous occuper de la préparation physique, etc... L'équipe nationale, vous ne vous préoccupez pas de la préparation physique. Le joueur que vous sélectionnez doit être dans l'état, physiquement et techniquement en ordre.


7- Et aujourd'hui, quels conseils vous donneriez à un jeune entraîneur ?

Bien faire ses étapes. Par exemple, commencer comme en France en deuxième division pendant un moment avant de prendre le relais pour aller en première division. Bien faire ses classes.


8- Et votre première expérience à Bordeaux vous a appris à aimer la France ?

Ah oui ! Moi, j'étais très très bien à Bordeaux. Je me rappellerai toujours, c'était la première présidence de Claude Bez. Je suis arrivé là quand ça marchait très mal. Et on a quand même terminé quatrième ou cinquième, je crois. J'ai gardé un grand ami, c'est Alain Giresse. Je suis revenu à Bordeaux quand ça allait encore plus mal, c'était en 1989, toujours avec Claude Bez. Et j'ai commencé avec une toute nouvelle équipe parce qu'il avait liquidé toute son équipe. Et j'ai repris depuis le début de saison, et on a terminé vice-champion, à un point de Marseille.


9- Justement, vos débuts d'entraîneur avec Marseille, c'est le 1er janvier 1991. Qu'est-ce que vous ressentez ? L'accueil aussi fait par les joueurs...

Marseille a d'abord été mon concurrent à Bordeaux. On s'était même un peu tiraillé dans la presse. Et quand je suis arrivé à Marseille, je connaissais l'équipe mieux que les Marseillais. Et tous les joueurs de Marseille me connaissait aussi.

10- Et votre premier match avec Marseille, vous vous en souvenez ?

Oui, oui oui...


11- C'est la fameuse victoire...

Premier match avec Marseille, c'était Lyon. On avait gagné 7-0. Et il y avait trois, quatre buts de Jean-Pierre Papin. Notre deuxième match au Vélodrome, on avait gagné 6-0 contre Nantes. On a continué comme ça. A ce moment là, Marseille n'était pas bien classé, quatrième. Il y avait la concurrence avec Monaco. Puis on a terminé et on a gagné le championnat. Et on a encore gagné le championnat, et encore. En 1991, je n'ai pas reçu de cadeau pour la bonne raison qu'on a du a rencontré l'AC Milan qui était la meilleure équipe du monde. Et après, le Spatark de Moscou, le grand Spartak, de la grande Russie, pas celle coupée en dix comme maintenant. On les a aussi battu et on est arrivé en finale contre l'Étoile Rouge.


12- Cette finale perdue, c'est votre plus mauvais souvenir avec Marseille ?

On a été battu aux penaltys. On méritait de gagner, il n'y a pas à discuter. Et puis on a pris notre revanche parce qu'on a battu le grand Milan. Ne perdez pas de vue que le Milan était la meilleure équipe du monde.


13- Malheureusement vous perdez la finale en 1991, mais cette année là, vous êtes élu meilleur entraîneur européen. Qu'est-ce que cela représente pour vous ?

Deux fois même. J'ai été appelé par les Italiens. C'était la presse italienne qui organisait avec la fédération italienne. Cela avait lieu au Centre Technique de Florence avec tous les entraîneurs italiens. J'avais été convoqué. Il y avait Robson, qui maintenant est à Newcastle, Capello, l'entraîneur de Leeds et l'adjoint de Cruyff, car Cruyff avait été opéré du c½ur. Et moi, j'ai du expliquer comment j'avais éliminé Milan car pour eux c'était un événement. Techniquement, au tableau, en théorie. Et après avec des joueurs sur le terrain. Parce qu'attention, la presse italienne est forte. Ce sont des entraîneurs ! Et même des anciens internationaux qui étaient là et qui participaient au travail technique et tactique sur le terrain. J'ai fait ma conférence en salle et ma démonstration sur le terrain. Et j'ai reçu le Banc d'Or de la presse italienne. Après, on est encore champion de France et on gagne la coupe d'Europe, j'ai été rappelé de nouveau. Et là, c'est Capello qui a reçu le Banc d'Or, c'est moi qui lui ai donné. Parce qu'il avait joué avec l'AC Milan 34 matchs sans défaites. On avait trouvé que c'était aussi un exploit. Et j'ai reçu le Banc d'Argent. Ce sont de très belles récompenses. Surtout quand ça vient d'un pays du football comme l'Italie, ça ne vient pas de n'importe où !


14- Le 26 mai 1993, vous faites plaisir à tout le monde, vous gagnez la coupe d'Europe. Qu'est-ce que vous ressentez ?

Quand j'ai gagné la coupe d'Europe, j'ai dit : « C'est le plus beau jour de ma vie ! » Combien ont gagné la Coupe d'Europe ? Il y a même des grands joueurs qui ne l'ont jamais gagné, ou parfois une fois. Barcelone, qui est un grand du monde, n'a gagné qu'une fois la coupe d'Europe.


15- Vous aviez gagné aussi une coupe d'Europe avec Anderlecht...

Ah oui. J'ai gagné une coupe d'Europe avec Anderlecht à Paris. Et deux Super Coupe. Contre le grand Bayern de Beckenbauer 4-1 en deux manches. Et on a battu le grand Liverpool avant tous ses malheurs. C'était les grands de l'époque. Et j'ai perdu à Amsterdam contre l'équipe d'Hambourg. J'ai encore perdu avec le Standard contre Barcelone. On joue la finale de la Coupe des Coupes contre Barcelone à Barcelone.


16- Quelle équipe suivez-vous régulièrement aujourd'hui ? Marseille ?

Ah mais oui, j'ai déjà été invité par M Bouchet deux, trois fois. Quand M Marchand était là. Et quand Bernard Tapie était là un an.


17- Et quand vous retournez au stade Vélodrome, vous n'avez pas envie de vous asseoir sur le banc de l'entraîneur ?

Quand je retourne à Marseille, je suis accueilli comme le Bon Dieu. Je fais de la concurrence avec la Bonne Mère ! Cela a été une grande période dans ma carrière. Et surtout avec cette ville colorée de soleil toujours. Ils ne savent pas comme ils sont heureux. Il y a des endroits à Marseille, Cassis par exemple... C'est où le Bon Dieu est né ! Et ce Vélodrome rempli, cette passion des supporters...c'est le meilleur public de France. Il y avait peut-être plus d'ambiance de mon temps. Pour la bonne raison que le stade était fermé. Mais il y a plus de monde maintenant, ça se compense.


18- Est-ce que Bernard Tapie intervenait avec vous dans les schémas tactiques ?

Non, non non. On a raconté tant d'histoires...Vous savez Bernard à tout fait: de la politique, du cinéma, présentateur à la télévision, industriel, il a fait du vélo avec Hinault...il a tout fait. Quand je suis arrivé à Marseille, j'avais déjà trente-deux ans de carrière et lui débutait. La presse disait que c'est Bernard qui faisait la tactique, mais quand on écrit tout ça, c'est quand même un peu triste. Parce que vous devez vous faire passer pour ridicule. Où est-ce qu'il aurait appris ? Bernard était bien dans son rôle de président, c'était une gueule. Mais tout ce qui se passait au point de vue tactique, au point de vue sélection...Bernard n'était jamais à Marseille, il ne faut pas oublier... Il n'était jamais à Marseille, Bernard. Il venait juste le jour du match. Et le match fini, il sortait du vestiaire, sa voiture et il prenait son avion et rentrait à Paris. Le soir même. Il n'y avait qu'une chose, il téléphonait. Et on discutait. Et quand il n'était pas content, il disait : « Je te fous à la porte ! » Je disais : « Président, vous savez très bien, j'ai un avion à 9h30 pour Bruxelles ! ». J'ai le record à Marseille, trois saisons. Et comme c'était avec un président comme Bernard Tapie, vous pouvez compter que c'est six ans ! Il y en a qui dise que ce n'est pas double mais triple !.
Aujourd'hui, M Bouchet est là, un type très bien, un ancien journaliste. Je l'ai vu, il m'a invité et je vais retourner au mois de mai lorsqu'il y aura les festivités. Je crois que c'est très sérieux. Ils ont fait le bon choix. Car difficile de travailler à Marseille. Je parle ici comme dirigeant. Il y a des pressions. Marseille reste Marseille. Et il fait ça très bien. Ils ont un jeune entraîneur que j'ai eu l'occasion de voir. Et il fait ça très bien. Je suis content de voir Marseille de voir à une place plus digne de son passé. C'est à espérer qu'ils soient en Coupe d'Europe.


19- Pour parler de la coupe d'Europe, les clubs français ne s'imposent plus en Ligue des Champions. Comment pourrait-on résoudre ce malaise ?

C'est normal, vous avez laissé partir cinquante internationaux. Et naturellement, cela affaiblit la qualité du championnat. C'est une certitude. La qualité du championnat a diminué par rapport à mon époque. Vous aviez des formations qui étaient très bonnes. Malgré ces départs, je reste persuadé que le championnat reste d'une excellente qualité en France. Vous travaillez beaucoup dans les clubs de formation. Croyez moi, vous avez fait de l'excellent travail. Et si maintenant le championnat est un peu en baisse ces dernières années, cela provient du départ des joueurs qui peuvent gagner beaucoup plus qu'en France.


20- Les clubs européens ont des budgets gigantesques. Il n'y a plus de véritable surprise, on retrouve les mêmes clubs dans les derniers carrés. Comment pourrait-on changer cela ?

Marseille va revenir !


21- On les attend avec impatience !

A l'époque, c'était une affaire politique. Je me rappellerai toujours, il y avait François Mitterrand qui avait dit à la télévision : « Je ne comprends pas très bien. On est champion d'Europe. Et à un club qui va descendre, on va lui donner 150 000 francs ! » Je peux vous assurer que ce match s'est joué tout à fait normalement, j'étais sur le banc. J'ai appris cela au mois de juillet 1993 ! J'ai dit qu'est ce que cela ? ! Quand Bernard était de bonne humeur, c'était Raymond. Quand il était de mauvaise humeur, c'était le Belge ! Et je lui disais : « Président, laissez tomber cette politique là. ». « Toi, le Belge tais toi » il répondait. Malheureusement, il m'a donné raison. On l'a eu. Et on l'a eu dans son parti. C'est dans son parti qu'on l'a tué, il ne faut pas oublier ça. Parce que lui de la gauche, ça ressemblait pas du tout à la gauche, quand on voit ce qu'il avait...sa maison Rue des Saint-Pères, son yacht.


22- On ne pouvait lui pas reprocher d'avoir réussi.

Non, non mais il n'avait pas l'étiquette de la gauche.


23- Le football aujourd'hui, vous le trouvez comment ? Tous ces clubs à gros budget...

Je me demande où cela va s'arrêter. Quand vous voyez en Belgique, des clubs en faillite, il n'y a plus d'argent. Ces salaires rocambolesques qu'on donne, ça va craquer, c'est une certitude. C'est impossible à tenir. Des joueurs qui vont jouer cinq ou six ans et qui sont riches. Ce n'est pas normal. Avant, pour mettre de l'argent, vous deviez avoir une carrière............................




Le sorcier Raymond Goethals, Un monument du sport belge s'en est allé........................

Salut Fieu

La messe des funérailles de Raymond Goethals s'est déroulée à la basilique de Koekelberg, en présence de nombreuses personnalités.
La cérémonie, qui a commencé à 11h30, a duré à peu près 90 minutes: la durée d'un match. Ensuite, le corps de Raymond Goethals devait être incinéré dans la plus stricte initimité.
De nombreuses personnalités se sont déplacées à Koekelberg, dont le Premier ministre Guy Verhofstadt, l'ancien champion cycliste Eddy Merckx et le musicien de jazz Toots Thielemans, qui a joué un air d'harmonica après le discours de circonstance prononcé par Alain Courtois. Le deuil est mené par le fils unique de Raymond Goethals, Guy, lequel fut un arbitre international de football apprécié. Le gratin du football belge, joueurs, anciens joueurs et entraîneurs, s'est déplacé pour le cérémonie, très belge de tonalité et bilingue. Le cercueil a été porté à l'intérieur de l'édifice religieux par des anciens footballeurs belges et étrangers que Raymond Goethals avait entraînés: Paul Van Himst, Georges Heylens, Odilon Polleunis et Christian Piot, ainsi que par Basile Boli et Robby Rensenbrink.
Raymond Goethals, qui avait notamment conquis le titre de champion d'Europe avec l'Olympique de Marseille en 1993 sur une tête de Basile Boli, est décédé des suites d'une longue maladie le lundi 6 décembre 2004, à l'âge de 83 ans.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 16 mai 2006 12:14

Modifié le mardi 16 mai 2006 12:27

HOMME SEUL A LA MAISON .

HOMME SEUL A LA MAISON .
Homme seul à la maison


































LUNDI

Seul à la maison. Ma femme est partie pour la semaine. Génial ! Je sens qu'on va vivre des instants inoubliables, le chien et moi. Je me suis concocté un emploi du temps réglé comme du papier a musique. Je sais exactement à quelle heure je vais me lever et le temps que je passerai dans la salle de bains ou dans la cuisine, à préparer le déjeuner. J'ai également compté les heures qu'il me faudra pour liquider la vaisselle, le ménage, les promenades du chien, les courses et la cuisine. Et là, surprise : il me restera plein de temps libre ! Pourquoi les femmes se font-elles une montagne de toutes ces tâches alors qu'elles peuvent être expédiées si rapidement ? Tout est une question d'organisation. Pour le souper, le chien et moi avons un steak chacun. J'ai disposé une jolie nappe, une bougie et un bouquet de roses pour faire plus intime. Le chien a mangé de la mousse de canard en hors-d'oeuvre et aussi en plat principal, mais accompagnée d'une farandole de petits légumes. Et, comme dessert, des biscuits. Moi, je me suis octroyé du vin et un cigare. Cela faisait des lustres que je ne m'étais pas senti aussi bien.

MARDI

Je dois revoir mon emploi du temps : apparemment, quelques aménagements s'imposent. J'ai expliqué au chien que, bien entendu, ce n'est pas tous les jours fête ; il ne doit donc pas s'attendre a des hors-d'oeuvre et a un service dans trois bols différents, vu que le préposé a la vaisselle, c'est moi ! En prenant mon déjeuner, j'ai noté les inconvénients du jus d'orange pressé : ça vous oblige à nettoyer chaque fois le presse-agrumes. A moins d'en prévoir suffisamment pour deux jours, et dans ce cas, vous avez moitié moins de vaisselle. Ma femme a insisté pour que je passe l'aspirateur tous les jours. Pas question ! Une fois tous les deux jours suffira amplement. Il n'y a qu'a enfiler des pantoufles et à nettoyer les pattes du chien... A part ,çà, je suis en pleine forme.

MERCREDI

J'ai le sentiment que le ménage prend plus de temps que prévu. Il va falloir affiner ma stratégie. D'abord, acheter des repas tout préparés. Cela me fera gagner quelques minutes en cuisine. La préparation du souper ne devrait jamais être plus longue que sa consommation. En revanche, la chambre reste un problème. Il faut s'extraire des couvertures, aérer et enfin faire le lit. Trop compliqué ! D'ailleurs, je ne vois pas l'intérêt de faire le lit tous les jours dans la mesure ou on se recouche le soir même. Pour le chien, fini les préparations culinaires élaborées. Au menu : pâtée en boite. Il boude, mais tant pis. Si je peux me contenter de plats cuisinés, pourquoi pas lui ?

JEUDI

Plus de jus d'orange ! Comment un fruit d'aspect si anodin peut-il provoquer une telle pagaille ? Désormais, j'achèterai du jus en bouteille. Découverte no 1 : j'ai réussi à m'extirper du lit en défaisant à peine les couvertures. Comme çà, il n'y a plus qu'à les retaper un peu. Bien sur, cela nécessite un certain entraînement et on a intérêt à ne pas trop gigoter pendant la nuit. J'ai un peu mal au dos, mais une bonne douche chaude et il n'y paraîtra plus. J'ai cessé de me raser tous les jours. Je gagne ainsi de précieuses minutes. Découverte no2 : changer d'assiette à chaque repas est une hérésie. Les vaisselles à répétition commencent à m'énerver. Le chien, lui aussi, peut manger dans le même bol. Ce n'est qu'un animal après tout ! Note : je suis parvenu à la conclusion que le passage de l'aspirateur ne s'imposait qu'une fois par semaine... maximum. Saucisses au dîner et au souper.

VENDREDI

Terminé le jus de fruit en bouteille ! Trop lourd à porter. J'ai observé un curieux phénomène : les saucisses sont excellentes le matin, un peu moins bonnes le midi et carrément infectes le soir. Si un homme en mange plus de deux jours de suite, elles risquent même de lui occasionner de légères nausées. Le chien a eu des croquettes. C'est tout aussi nutritif et le bol reste propre. J'ai découvert qu'on pouvait boire la soupe directement à la casserole. Elle a exactement le même goût. Plus de bol, plus de louche ! Désormais j'ai moins l'impression d'être réincarné en lave-vaisselle. J'ai cessé de passer le balai dans la cuisine. Cela me tapait autant sur les nerfs que de faire le lit. Note : laisser tomber les conserves. Cà salit l'ouvre-boîtes.

SAMEDI

A quoi bon se déshabiller le soir pour se rhabiller le lendemain matin ? Je préfère occuper ce temps à me reposer un peu. Pas la peine non plus d'utiliser les couvertures : comme çà, le lit reste impeccable. Le chien a laissé des miettes partout. Il s'est fait gronder. Je ne suis pas sa bonne ! étrange : c'est exactement la réflexion que ma femme me fait parfois. Aujourd'hui, rasage. Mais je n'en ai vraiment pas envie. Je suis à bout de nerfs. Pour le déjeuner, proscrire ce qui doit être déballé, ouvert, coupé en tranches, étalé, cuit ou passé au mélangeur. Toutes ces corvées m'exaspèrent. Pour le dîner, manger à même l'emballage. Sans assiette, ni couverts, ni nappe, ni rien de toutes ces choses superflues. Mes gencives sont un peu sensibles. Peut-être parce que je ne mange pas de fruits : ils sont trop lourds à transporter. C'est sans doute un début de scorbut. Ma femme a appelé dans l'après-midi pour savoir si j'avais fait les vitres et la lessive. Je suis parti d'un éclat de rire hystérique. Comme si j'avais le temps ! Malaise dans la baignoire : le siphon est bouché par des spaghettis. Ce n'est pas si grave, puisque, de toute façon, je ne me douche plus. Note : le chien et moi mangeons ensemble, directement du frigo. Il faut faire vite pour ne pas laisser la porte ouverte trop longtemps.

DIMANCHE

Le chien et moi sommes restés au lit, a regarder la télévision. Nous avons salivé tous les deux en voyant des gens faire des agapes. Nous sommes épuisés et grognons autant l'un que l'autre. Ce matin, j'ai mangé quelque chose dans son bol. Aucun de nous deux n'a aimé. Je devrais vraiment me laver. Me raser. Me peigner. Lui préparer sa pâtée. Le sortir. Faire la vaisselle. Ranger. Penser aux courses. Et tout le reste... Mais je n'en ai vraiment pas la force. J'ai l'impression d'avoir des problèmes d'équilibre et de vision. Le chienne remue même plus la queue. Seul l'instinct de conservation nous a permis de nous traîner jusqu'au restaurant, ou nous avons passé plus d'une heure à manger des tas de bonnes choses dans de multiples assiettes... avant d'aller à l'hôtel. La chambre est propre, bien rangée et douillette. J'ai trouvé la solution idéale. Je me demande si ma femme y a jamais pensé.

# Posté le dimanche 21 mai 2006 10:32

LA GAUFRE DE BRUXELLES

LA GAUFRE DE BRUXELLES
La Grand Place de Bruxelles... on y mangerait bien ces délicieuses gaufres...

































La gaufre de Bruxelles, cousine de la gaufre de Liège, conserve son caractère particulier. Un dessert classique ! Cette gaufre de Bruxelles se déguste chaude, saupoudrée de sucre impalpable.




Ingrédients :

1 kg de farine
30 gr de levure
25 gr de cassonade blonde
1250 ml d'eau tiède
250 gr de lait en poudre
10 gr de sel
1/2 bâton de vanille
400 à 500 gr de beurre fondu
6 à 8 blancs battus (bien fermes)


Préparation des gaufres :

Mettez la farine dans un récipient assez grand. Faites une fontaine et mettez-y la levure délayée dans 250 ml d'eau tiède .
Ajoutez la cassonade, le lait en poudre, la vanille, et le restant d'eau. Faites la pâte de façon qu'elle soit bien filante et laisser monter .
Rabattez-la à la spatule et mélangez-y le beurre fondu (PAS TROP CHAUD).
Incorporez-y les blancs dans lesquels vous mettez le sel, mélanger le mieux possible (la pâte étant grasse, elle colle à la spatule.
Cuire dans des fers à gaufres de Bruxelles (moules à grandes rayures rectangulaires), inutile de les graisser.

# Posté le dimanche 21 mai 2006 10:59